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Virée dans un océan blanc d’apiacées
En ce mois de mai, à nul autre pareil, les collines rocailleuses de nos chers grads calcaires se sont parées d’une immense couverture florale d’un blanc éclatant à perte de vue. Il s’agit du Caucalis à grandes fleurs, magnifique apiacée aux longues ombelles et aux tiges hautes qui leur permettent de recouvrir de vastes surfaces de garrigues. On pourrait penser que cette espèce pyrophile ait profité de l’absence prolongée de l’humain pour occuper l’espace mais il n’en est rien, celle belle fleur blanche s’installe sur les plateaux ayant subi les années précédentes de sévères sécheresses. Il est donc probable qu’elle revienne souvent en ces temps de basses eaux. Auréolées d’un camaïeu inhabituel de blancs, de verts et de gris, les collines offraient un spectacle tout à fait étonnant et peu coutumier. Néanmoins, cette ombellifère à son aise recouvrait même les chemins et il fallut redoubler de vigilance parfois pour suivre la trace disparue sous ce couvert végétal et refouler ses avances, la belle ayant tendance en effet à s’accrocher aux poils des animaux et autres vététistes de passage, Avant la pluie, les cyclistes savourèrent leur liberté retrouvée sur un bel itinéraire mais en comité restreint et local, mesures post-confinement obligent. Tous espèrent néanmoins pouvoir retrouver très vite tous (tes) les copains (ines) pour de nouvelles aventures partagées ensemble.
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